Sake. Lancement de la 1ère phase des travaux de réhabilitation de la RN3 et des routes provinciales.

Sake. Lancement de la 1ère phase des travaux de réhabilitation de la RN3 et des routes provinciales.

Vendredi 30 octobre 2020, la Vice-Gouverneur du Nord-Kivu, Mme Marie Lumoo Kahombo a procédé au coup d’envoi des travaux de réhabilitation de la Route nationale 3 (RN3) et des routes provinciales du Nord-Kivu. Et ce, devant des chefs de groupements et chefferies, quelques députés provinciaux et des membres du gouvernement provincial. Ces travaux entrent dans le compte du Projet de modernisation de la RN3 et des routes provinciales du Nord-Kivu dont l’exécution a été confiée à l’entreprise NGE Services Sarl (Contrat N° OR/DG/2536/NGE/2019 signé entre l’Offices des Routes, Maître d’ouvrage délégué et le Concessionnaire NGE Services Sarl). Les travaux doivent être exécutés en deux phases. La première phase comprend l’ouverture des routes et doit durer une année ; la seconde phase interviendra avec l’asphaltage et durera 4 ans. Les axes routiers confiés à l’entreprise NGE Services Sarl sont les suivants : Sake-Masisi-Walikale (228 km), Sake-Mweso-Kanyabayonga (150 km), Mweso-Pinga (54 km), tous des routes provinciales du Nord-Kivu. Enfin l’axe routier national Miti-Hombo-Walikale-Kisangani (646 km). Le Projet dans son entièreté consiste à l’ouverture et à l’asphaltage de 1.078 kilomètres, 79 ponts, caniveaux et buses dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema et Tshopo. Pour monsieur Guillaume Bolenda, patron de la société NGE Services Sarl, toutes ces provinces singulièrement le Nord-Kivu font face à des défis majeurs d’enclavement dus à l’affaiblissement de l’autorité de l’État avec comme conséquences l’insécurité alimentée par des coupeurs de route et les groupes armés. La réhabilitation de ces réseaux routiers bénéficiera aux populations d’abord parce qu’elle permettra l’évacuation des produits vivriers qui pourrissent dans la campagne de différents territoires ensuite elle permettra l’accès au corridor central (Tanzanie/Dar-es-Salaam) et corridor est (Kenya/Mombasa). Le lancement des travaux répondait aussi à l’impératif nécessaire de rendre les études plus approfondies ( topographies et géotechniques). Car pour faciliter ses études, il faut des routes praticables. Comme l’a souligné monsieur Guillaume Bolenda, ce projet a un impact réel sur les jeunes car il leur offre des opportunités d’emploi pour qu’ils abandonnent les groupes armés. Le recrutement de la main-d’œuvre locale tiendra compte des compétences disponibles dans chaque milieu. Enfin, c’est une bonne expérience du partenariat Public-Privé qu’on expérimente.

G.M.

Les Coulisses

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