Renouveler l’essai de Zachée

Renouveler l’essai de Zachée

A l’heure de grandes difficultés et de découragement, il nous revient à l’esprit de décortiquer la personne de Zachée de la Bible. Renouveler l’essai de Zachée pour vaincre les difficultés, vaincre le désespoir et les déceptions. Mais avant d’essayer Zachée, il faut comprendre qui il était. Plus petit de taille que Zachée, Dieu n’en avait pas créé. Zachée était de petite taille, pour dire comme chez nous, il était « court » à se faire moquer de son entourage, de cette taille qui ne sert à rien dans un monde où tout est question de taille. Car, pour jouer au basket-ball, il faut être élancé. Pour jouer au football, il faut disposer d’une bonne taille. La taille compte à défaut d’être un PMU (Petit mais utile).

Zachée, sans se décourager, (se) faisait confiance en sa petite taille. Il savait que cette petite taille pouvait un jour le sauver, produire des miracles. Et le miracle se produisit : le Seigneur Jésus le rencontra dans sa petite taille et alla chez lui. Le Seigneur ne choisit pas , mieux choisit qui il veut. Depuis cette rencontre de Zachée avec le Seigneur, les gens de petite taille ont de l’audace et savent s’en vanter. Jusqu’en abuser car ils sont coriaces, ne reculant à aucune décision qu’ils prennent, « très complexés ? » pour prouver.

Zachée était faible, inconsolé. Comme nous dans de nombreuses situations de promesse non tenue, de rendez-vous annulé, de déception endurée mais il gardait encore espoir.

Dans la multitude qui attendait le Christ, Zachée savait que ce qui comptait pour voir le Christ et être vu par lui, c’était la taille. Lui n’en avait pas et, du coup, n’avait pas la chance de voir le Christ et d’être vu par lui. Comment résoudre le problème ? Comment étancher cette double soif de voir et d’être vu ? Comment participer à la joie d’accueillir le Christ dans son cœur?

Zachée en résolut l’équation. Pour rencontrer le regard du Christ, il fallait dépasser sa taille, se surpasser. Et comment le faire ?  Il devait faire le « ngembo » comme nous le faisions dans notre enfance lors des manifestations interdites aux enfants : grimper sur un mur ou sur un arbre pour voir sans être vu. Sans mesurer le danger. Il décida de faire le « ngembo ». Il décida d’escalader un sycomore (un arbre) pour voir le Christ sans jamais s’imaginer que le Christ le verrait, à son tour. La foi sauve. A la différence avec nous,  Zachée ne voulait pas seulement voir mais surtout être vu.

Le cas de Zachée nous a été enseigné de façon profane par Camara Laye dans son livre « Le regard du roi » où l’on voit Clarence, un Blanc, quitter l’Europe et se faufiler dans la meute des noirs pour rencontrer le regard du roi qui ne passe qu’une fois durant toute sa vie. 

Zachée développe la notion du regard et la mission confiée à notre œil.  Lui, il a bien vu et il a été sauvé. Qu’un évêque, qu’un général ou un gouverneur refuse notre regard, il  ne comprend pas le rôle de l’écoute et ne peut être à la suite du Christ de Zachée.

Dans l’art de la guerre, Zachée est un stratège. Il possède l’intelligence pratique, prévisionnelle qui lui permet de résoudre les problèmes qui se posent avec les moyens dont il dispose, les moyens environnementaux. En contournant les difficultés dans le sens positif, il est un créateur de solutions. Pourquoi ne pouvons-nous pas renouveler l’essai de Zachée quand nous sommes devant des défis, au lieu de remuer ciel et terre ? Zachée  n’a pas maudit Dieu de lui avoir donné cette taille. Il a fait une entorse aux possibilités de l’intelligence naturelle. Il a fait la « violation de style » en damant le pion aux gens de taille élancée. Et le Christ, en le recevant, a posé le geste de charité comme point de départ et terme d’arrivée qui marque le rapport entre l’homme et Dieu et entre l’homme et les autres hommes. Il nous donne une leçon selon laquelle souvent la solution à  nos problèmes est avec nous, si près de nous. Zachée a montré que la maturité s’exprime dans l’engagement de la foi, de la charité, de la patience et de l’humilité. Renouvelons l’essai de Zachée et, nous ne le regretterons pas. 

Voilà pourquoi nous remettons le journal Les Coulisses sur le marché avec beaucoup de foi à l’exemple de Zachée. Nous avons besoin de votre regard. 

Et vous, faites comme le Christ, venez vers nous et soutenez nous.

Nicaise Kibel’bel Oka

 

La théorie de la décision

Elle désigne une branche de la statistique dont l’objet est de formuler et de résoudre ce que les mathématiciens appellent le « problème de la décision ».

Dans un environnement donné, il s’agit d’évaluer la probabilité des conséquences d’un acte en fonction de son « utilité escomptée ». Dans une situation d’incertitude, comment déterminer l’acte qui va m’assurer la plus grande valeur ou utilité escomptée ? Cette théorie a fait l’objet de raffinement de plus en plus sophistiqué. Sa complexité tient à celle des comportements humains.

Les Coulisses

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