RDC/Uvira. La société civile pour l’État de siège dans les hauts et moyens plateaux (Sud-Kivu).

RDC/Uvira. La société civile pour l’État de siège dans les hauts et moyens plateaux (Sud-Kivu).

Les Hauts et Moyens plateaux d’Uvira, Fizi et Mwenga sont depuis longtemps le théâtre des affrontements intercommunautaires. Les dernières attaques lancées contre les symboles de l’État notamment les Forces armées de la RDC (FARDC) ont été déplorées et dénoncées par le général-major Léon-Richard Kasonga, Porte-parole des FARDC. Ces attaques attribuées à une coalition des groupes armées locaux et étrangers dénommée « Mouvement Fédéral pour la Révolution et la Démocratie MFRD » ciblent indistinctement la population civile et les éléments des forces loyalistes. Le général Léon-Richard Kasonga, Porte-parole des FARDC a indiqué dans son communiqué du 12 juillet 2021 : « Depuis quelques semaines, la coalition terroriste baptisée « MFRD » » regroupant des mouvements armés locaux Makanika, Gumino, Twirwaneho, Androïd et leurs alliés Red Tabara et FNL, deux forces négatives d’origine burundaise, se singularise par des attaques ciblées non seulement contre nos positions et des populations civiles, mais aussi multiplie également des assassinats et tueries ciblées de nos militaires pourtant chargés de la protection de tout le monde. » Il donne des preuves de cette barbarie  : « L’assassinat de 3 militaires dans l’intervalle de cinq jours, la dissimilation du corps de l’une des victimes abattues ainsi que le vol d’armes, des munitions et du matériel de transmission que détenaient les militaires dans l’exercice de leur métier. »

Les voix s’élèvent pour exiger l’instauration de l’État de siège dans cette partie de la province du Sud-Kivu. Pour Limbisa Djouma Aboubakkar, président du Consortium de la société civile/Socipo-Africa-Centrale du Collectif des notables d’Uvira : « Le Chef de l’État et Commandant suprême des FARDC  et de la PNC doit non seulement prendre son courage en mains pour revoir son papier en vue d’élargir l’État de siège au sud de la province du Sud-Kivu mais aussi renforcer les unités en opération pour neutraliser l’ennemi et étouffer toute tentative de déstabilisation du pays par le Hauts et Moyens plateaux. Car, sa bonne foi sur la problématique Paix et sécurité dans les Hauts et Moyens plateau d’Uvira, Fizi et Mwenga avait été trompée. » Et d’ajouter que le scénario mis en marche basé sur des provocations est bien connu : « Les vaches de Nkundimana vont dévaster les champs de manioc ou de bananes de Mutama Bijangala pour jeter l’huile sur le feu afin que tout le village soit embrasé. Il est temps de combattre les groupes terroristes à connotation étrangère. »

Il faut faire confiance aux FARDC qui ont une analyse correcte de cette problématique sécuritaire. Selon une source fiable qui s’est prononcée sur l’État de siège, même si cette demande est justifiée, son application ne peut pas être partielle et uniquement ciblée Uvira, Fizi et Mwenga. Il faut qu’elle soit globale et totale sur toute l’étendue de la province du Sud-Kivu : « Autrement cela posera problème dans la gestion de la province où on aura deux Gouverneurs, civil et militaire. De deux, dans un pays où les finances de l’État ne sont pas à la hauteur des attentes, un tel plan est voué à l’échec. Déjà dans les deux provinces où il y a l’État de siège, on assiste à un dédoublement des dépenses. Les anciens ministres et députés provinciaux ainsi que les membres de leurs cabinets continuent de bénéficier des avantages comme si on était dans un système normal. Or, ces compatriotes, avant qu’ils ne soient députés, travaillaient quelque part. Pourquoi ne peuvent-ils pas regagner leurs anciennes occupations ? Il faut réfléchir par deux fois. »

Voilà qui est bien dit.

Mathias Ikem

Les Coulisses

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