RDC/Lutte contre le travail des enfants. Claudine Ndusi pour une protection contre cette exploitation éhontée.

RDC/Lutte contre le travail des enfants. Claudine Ndusi pour une protection contre cette exploitation éhontée.

« Notre force, nos enfants. Mettre l’intérêt supérieur de l’enfant au centre de notre action commune pour un avenir radieux ». Qui mieux qu’une mère, connaissant la valeur d’un enfant ne peut lancer le cri du cœur en cette journée dédiée à lutte contre le travail des enfants ? Claudine Ndusi M’Kembe, en sa double qualité de mère et de ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale a rappelé la place de l’enfant dans la société.

Sous le thème : « Joindre nos forces au niveau mondial pour supprimer le travail forcé, mettre fin à l’esclavage moderne, à la traite des êtres humains et abolir le travail des enfants », la journée de lutte contre le travail de l’enfant a été célébrée avec des mots forts de dénonciation de cette tragédie éhontée. La ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, Claudine Ndusi M’Kembe a rappelé des chiffres qui font peur : 240 millions d’enfants dans le monde dont 80 millions en Afrique travaillent comme des adultes. A cela, il faut ajouter plus de 6 millions en RDC qui sont dans les groupes armés. Véritable catastrophe, une tragédie humaine. Dans cette stratégie de survie, les enfants ont été largués dans différents travaux pour soit fuir la pauvreté, soit sous la pression des adultes (voire de la famille) et constituent une main-d’œuvre moins chère et bon marché. Ils sont dans les carrières d’extraction artisanale des minerais, dans les groupes armés, dans la vente de rue, dans la prostitution. Bref, dans tous les métiers jadis réservés aux seuls adultes. A l’occasion de cette journée célébrée le 12 juin dans le monde entier, la ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, Claudine Ndusi M’Kembe a dénoncé cette situation et a promis de s’engager à renforcer les structures œuvrant dans la lutte contre le travail des enfants. Cet engagement s’inscrit, a-t-elle renchéri, « Entre autre dans la sensibilisation et la mobilisation de la communauté nationale à prendre conscience de la nécessité de protéger les enfants contre toutes les pires formes d’exploitation et de travail forcé ». Pour être correcte, la nation congolaise doit se prémunir d’un cadre juridique capable de prendre en compte l’avenir de l’enfant. Ceci passe, a poursuivi la ministre Claudine Ndusi M’kembe, par « Le renforcement de la législation nationale pour éliminer toutes formes de travail des enfants, la vulgarisation de ladite législation afin d’une bonne application des lois ». Et pour éviter que les enfants continuent à être la cible des criminels, il va de soi qu’au-delà des sanctions à prendre contre toute personne qui utiliserait les enfants, le gouvernement améliore des opportunités de scolarisation des enfants et de lutter contre la vulnérabilité économique. Voilà pourquoi les mesures de gratuité de l’enseignement décidées par le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi sont non seulement à saluer mais à encourager et à renforcer.

La célébration de la journée de la lutte contre le travail des enfants a été une occasion pour la ministre Claudine Ndusi M’Kembe de rappeler que la tragédie des enfants devenus des « adultes en miniature » est à prendre au sérieux. Car, depuis 1999 que s’est tenue à Kinshasa la conférence des bailleurs de fonds sur la démobilisation des enfants associés aux groupes armés, la RDC participe officiellement à cette campagne contre le travail des enfants. Notre pays a entrepris une série de réformes avec notamment l’institution dans le Code 1, 2 et 3 du Comité mixte multisectoriel ayant abouti à l’élaboration d’un Plan d’action national 2012-2020, on n’a pas observé de grands changements : « Malgré tous ces efforts, on assiste à la persistance des conflits armés et à une accentuation de violences et de discrimination des enfants. » Prenant à son tour la parole, Francis Kikongi, Vice -président de l’Intersyndicale nationale du Congo a lancé un appel à la mobilisation générale en vue de préserver l’intégrité physique, physiologique pour un meilleur avenir de tous ces enfants qui sont, contre leur gré, dans le monde du travail.

Nicaise Kibel’Bel Oka

Les Coulisses

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