RDC/État de siège. Les Gén. Ndima et Luboya à l’épreuve de la restauration de la paix à l’est.

RDC/État de siège. Les Gén. Ndima et Luboya à l’épreuve de la restauration de la paix à l’est.

(Photo 1. Le Lt-gén. Constant Ndima dans ses nouvelles fonctions après la remise-reprise à Goma. Photo2. Arrivée du Lt-gén. Johnny Luboya à Bunia).

Les gouverneurs militaires des provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu ont foulé chacun respectivement son poste d’attache de Bunia et de Goma lundi 10 mai 2021. A Bunia comme à Goma, l’accueil était chaleureux. L’échantillon de la population a donné l’impression d’être heureuse et d’accompagner les nouvelles autorités dans leur lourde mission d’instaurer la paix. Johnny Luboya Nkashama pour l’Ituri et Constant Ndima Kongba pour le Nord-Kivu. Le Lt-général Johnny Luboya Nkashama a eu les mots juste pour définir sa mission : « Je ne suis pas venu ici pour tuer la population mais pour donner la paix . » Le Lt-général Constant Ndima Kongba, se confiant à son Dieu, les Dieu des armées, a entendu cette voix intérieure comme un appel à la mission : « Va avec la force que tu as pour aider tes compatriotes. » Il a lancé un vibrant appel à tous les entrepreneurs de la violence et de l’insécurité : « Chers compatriotes, quittez la brousse. Nous allons vous accueillir pour la paix. Chers étrangers qui avez abusé de notre hospitalité, arrêtez de tuer, violer et massacrer nos compatriotes. l’heure a sonné pour vous contraindre par la force. » On ne peut pas sauver les âmes malgré eux, mais toujours avec eux. Lorsque les situations se posent et s’imposent à nous, il faut parfois prendre des décisions fortes, trop risquées. Félix-Antoine Tshisekedi vient de le faire. Aussitôt prise, une certaine communauté internationale lui impose le droit. Toujours le même refrain depuis des lustres : On a nommé des officiers sous sanctions » Sous sanction de qui ? De ceux qui ont fait défiler des enfants soldats (Kadogo) depuis le Kivu jusqu’à Kinshasa ? De ceux qui se taisent sur les millions de morts en RDC ? De ceux qui nous ont dit que la paix viendrait du brassage et du mixage des troupes ? De ceux qui ont chanté le « No Nkunda, no job » ? De qui se moque-t-on ? Que peut faire le droit pour prévenir et apporter la paix ? Il n’y a pas de remède absolu mais l’État de siège pourrait permettre de redonner un élan à la paix dans l’est du pays. Car dans les périodes aussi troubles, il y a lieu de remettre (un peu) de l’ordre dans la maison. La déstructuration de la RDC avec à la traîne les guerres et la violence ne date pas de Félix-Antoine Tshisekedi ni de Joseph Kabila. Elle a été préparée dans des laboratoires en Occident. Les Occidentaux qui pillent le pays ont mis des structures telles que la RDC se trouve comme attachée à un boulet et tourne en rond. Avec des programmes antinomiques comme DDRRR. Le temps est venu d’incarner le charisme dans les institutions de l’État et de réguler l’autorité et chasser le spectre de la balkanisation de la RDC. Cela exige une grande solidarité. La grande solidarité que les Congolais doivent manifester pour le retour de la paix doit venir d’eux-mêmes. Même si on n’est pas d’accord avec la manière de procéder. Ils doivent d’abord comprendre ce qu’ils veulent. Les officiers nommés pour les deux provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu ont reçu l’onction des présidents de deux chambres du Parlement, Christophe Mboso et Modeste Bahati Lukwebo. Chacun leur a donné de sages conseils et leur a apporté son soutien, le soutien de la république face aux défis et enjeux qui les attendent et qu’ils doivent affronter. Les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) soutiennent cette initiative. Tout Congolais qui rêve d’un Congo uni et prospère doit soutenir et accompagner les nouveaux animateurs de deux provinces. Constant Ndima et Johnny Luboya, vous avez la charge qui dépasse vos épaules mais par votre comportement, votre appréciation de la valeur militaire dans sa double mission sécuritaire contre les périls intérieurs et extérieurs, par la compréhension de la complexité du terrain et des réalités sociales de deux provinces, vous pouvez ramener la paix. Car, l’essentiel, c’est la paix. Afin que tous les Congolais puissent dire à l’unisson comme à l’Église : « La paix est avec nous. »

Nicaise Kibel’Bel Oka

Les Coulisses

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