RDC. Dossier cacao. le journaliste Nicaise K. OKa auditionné à l’Auditorat sur plainte d’ESCO-Kivu.

RDC. Dossier cacao. le journaliste Nicaise K. OKa auditionné à l’Auditorat sur plainte d’ESCO-Kivu.

( L’un des véhicules transportant du cacao à l’exportation saisis par les services habilités de l’État congolais)

Goma. Mardi 9 février 2021, le journaliste Nicaise Kibel’Bel Oka (qui est en repos médical de 15 jours sur instruction de son médecin traitant) a été auditionné par le magistrat instructeur à l’Auditorat militaire de Goma. Pour une plainte de la société ESCO-Kivu qui exploite et commercialise le cacao de Beni. Ce, malgré le droit de réponse distribué sur les réseaux sociaux par ESCO-Kivu et publié par le journal Les Coulisses conformément à la déontologie. Elle porte sur de prétendues diffamation, incitation à la haine raciale et atteinte aux FARDC. Le journaliste Nicaise Kibel’Bel Oka a répondu aux questions du magistrat instructeur en rapport avec l’article publié le 7 janvier 2021 ayant trait à la saisie à 3 différents postes de 24 véhicules (en réalité, correction apportée par ESCO-Kivu, il s’agissait de 31 véhicules) transportant du cacao de la société ESCO-Kivu pour l’extérieur du pays. Le journaliste Nicaise Kibel’Bel Oka a simplement rappelé que lesdits véhicules étaient saisis par les services habilités de l’État congolais et ont passé une vingtaine de jours sous saisie. L’on devrait demander à ses services le pourquoi d’une telle saisie et sur base de quels principes ils les ont gardés pendant une vingtaine de jours pour enfin les libérer le 23 janvier 2021. On espère que l’Auditorat militaire en trouvera une explication valable. De deux, le journaliste Nicaise Kibel’Bel Oka a rappelé la problématique du trinôme : massacres et déplacements des populations- cacao abandonné dans les champs et volé – cacao exporté en pleine période de massacres qui coïncide avec la période de récolte. Car, a-t-il ajouté, revenant sur le rapport des experts des Nations-unies (S/2020/1287) du 23 décembre 2020 qui pointe les FARDC parmi les voleurs du cacao, s’il y a des voleurs, il doit nécessairement avoir des acheteurs et des exportateurs. Les FARDC n’ayant aucun mandat ni document qui leur permet d’exporter les produits agricoles industriels ne peuvent pas être à la fois voleurs et exportateurs. En clair, il y a des acheteurs (et des exportateurs) du cacao abandonné et volé dans des champs des cultivateurs. Dire cela au moment où une cargaison de 31 véhicules à l’export est saisie par les services habilités de l’État congolais et se poser des questions sur la problématique des massacres en période de récolte (octobre, novembre et décembre) ne constitue en rien une infraction. Bien au contraire, l’on devrait réfléchir à travers des colloques et/ou des ateliers sur cette problématique qui endeuille la population de toute une contrée et les FARDC au front Sukola I. Enfin, le journaliste Nicaise Kibel’Bel Oka, qui fait confiance en la justice militaire de notre pays, s’est quand même demandé pourquoi ESCO-Kivu a fait le choix de la justice militaire en lieu et place des tribunaux civils. L’audition s’est passée sans anicroche et dans un climat de sérénité. Dossier à suivre.

Les Coulisses

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