Nord-Kivu. Le 1er Président Twendimbadi tient à redorer l’image de la justice.

Nord-Kivu. Le 1er Président Twendimbadi tient à redorer l’image de la justice.

(Goma. Vue de façade du bâtiment actuel et provisoire du Palais de justice du Nord-Kivu).

Remettre de l’ordre dans l’appareil judiciaire dans le Nord-Kivu afin de redorer l’image ternie de la justice, tel est l’objectif que Nicolas Twendimbadi Manana, le premier Président de la Cour d’Appel du Nord-Kivu s’est assigné. Aussitôt nommé et affecté, Nicolas Twendimbadi Manana a décidé d’attaquer le taureau par les cornes : commencer par les magistrats et autres auxiliaires de la justice. Quatre grandes décisions ont été prises et exécutées. Ce, malgré quelques réticences observées car les mauvaises habitudes ont la peau dure. D’abord, il a été question de rendre la justice un service générateur des recettes comme les autres. A cet effet, tous les frais de justice sont désormais canalisés vers le compte du Trésor public. Contrairement à ce qui se passait avant où les frais de justice prenaient la direction des poches de certains individus alors que des dossiers étaient bel et bien signifiés et exécutés. Le premier Président a ordonné la suspension des exécutions des dossiers qui ne contiennent aucune preuve de paiement de frais de justice et ceux liés au droit proportionnel.

Secundo, la deuxième mesure a touché le dilatoire. Les avocats « spécialisés » dans des appels dilatoires et ceux qui ont pris la mauvaise habitude de prolonger les procédures en appel sont découragés. Pour le numéro Un de la justice au Nord-Kivu, l’on ne peut pas dépasser trois (3) audiences pour mettre les causes au RG ou radiées du rôle sinon plaidées devant la Cour d’Appel. Tertio, et cela fait du bien dans les questions de succession et d’héritage, les juges liquidateurs des successions n’existent plus. Cette habitude d’être à la fois juge et partie dans des dossiers de succession a permis à de nombreux juges « liquidateurs » de se taper des parcelles et concessions au détriment des héritiers. Enfin, quarto, les demandes et les actions dilatoires de séquestres sont interdites. Au début, ces décisions ont été mal accueillies par certains magistrats et auxiliaires de la justice au point qu’une campagne de diabolisation de la personne du premier Président avait été amorcée. A ce jour, et au regard de leur opportunité, tout le monde a compris le bien fondé de pareilles mesures et les voix s’élèvent pour encourager cette démarche. Selon des avocats qui se sont confiés à notre Rédaction, la justice qui est rendue au nom du peuple doit servir d’abord les intérêts des citoyens dans l’impartialité et la conviction du juge que le jugement rendu résiste à la manipulation et répond aux normes de l’administration d’une bonne justice. Ce qui redonne confiance au peuple. Voilà pourquoi ils appellent les magistrats et autres auxiliaires de la justice à soutenir les actions du premier Président de la Cour d’Appel pour redorer cette image de la justice et réduire tant soit peu les violences observées dans cette juridiction dont certaines relèvent des conflits fonciers et de succession à travers des jugements mal rendus.

Pour rappel, le 1er septembre 2020, lors de la présentation des civilités à l’autorité provinciale, accompagné du magistrat Basile Lumande, Procureur général près la Cour d’appel du Nord-Kivu, le premier Président Nicolas Twendimbadi Manana avait rassuré «  la population, les pauvres comme les riches, les orphelins et les veuves, les déshérités que durant son mandat au Nord-Kivu, le droit sera dit dans le respect de la Constitution, des lois de la république et de l’éthique et déontologie du magistrat. » La justice élève une nation, dit-on.

Jusstin Honlay

Les Coulisses

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