Les représentants des victimes de la guerre de 6 jours regagnent « en toute dignité » Kisangani.

Les représentants des victimes de la guerre de 6 jours regagnent « en toute dignité » Kisangani.

Trois (3) mille dollars $ remis à chacun de représentants de victimes de la guerre de Kisangani, titres de voyage et autres frais inhérents (test Covid, Go-pass, etc.). Le Ministre des Droits humains, André Lite (photo ici devant l’Assemblée des droits de l’homme à Genève) a tenu à assurer aux 11 représentants des victimes de la guerre dite de 6 jours un retour digne à Kisangani.
La délégation de ces compatriotes vient d’achever un long séjour de près depuis 10 mois à Kinshasa. Et ce, dans le cadre d’un plaidoyer auprès du Gouvernement central pour
 » l’indemnisation » de plus de 3 mille victimes de cette « drôle de guerre » qui a opposé, il y a 20 ans, sur le sol congolais (précisément dans la ville de Kisangani alors sous occupation), les armées rwandaise et ougandaise.
« L’heure était venue pour l’État congolais de s’assumer en prenant ce dossier à bras-le-corps. Car, mieux vaut tard que jamais », se félicite le Ministre congolais des Droits humains. Et le ministre André Lite de rappeler à l’opinion : « Cette action participe de la « cagnotte de 1,5 million de dollars $ » que le gouvernement Ilunga Ilunkamba a mise à disposition de nos compatriotes infortunés. On pouvait faite mieux. Seulement, l’état des finances publiques actuellement ne nous permet pas de recevoir (la totalité de cette somme). Néanmoins, l’État s’est surpassé pour leur octroyer (dans un premier temps) 599 000 dollars $. »
Le Ministre congolais des Droits humains a renchéri en ces termes : 
« Une fois la solde à payer obtenue du gouvernement, tous ces fonds seront acheminés à Kisangani auprès de l’Association des victimes qui se chargera de l’option à lever pour leur utilisation. »
Bientôt la prise en charge des victimes d’autres régions de la RDC
« Nous ne le faisons pas seulement pour Kisangani » tient à souligner le Ministre André Lite pour qui le choix de laville de Kisangani se justifie par l’antériorité de la tragédie qui s’y est déroulée.
« D’ici là, nous nous occuperons d’autres cas comme Yumbi, Kasaï, Dungu, Poko, Ituri, Sud-Kivu, Nord-Kivu, Tanganyika et Kongo central «  affirme le ministre avec détermination.
La semaine qui commence, le Ministre des Droits humains entame un périple qui le conduira à Bukavu ainsi qu’à Bunia pour les mêmes raisons. Dans les jours qui suivent, il se rendra dans la région du Kasaï où également existent des situations analogues pour lesquelles l’État est appelé à faire quelque chose singulièrement au profit de celles et ceux qui sont victimes des crimes graves.
Le Ministre André Lite a annoncé la volonté du Gouvernement congolais de mettre en place un fonds d’indemnisation des victimes de crimes graves.

Ii sied de rappeler que la guerre de 6 jours ( en référence à la guerre entre Israël et la Ligue arabe en 1967) est une succession d’affrontements qui ont opposé du 05 au 10 juin 2000, les armées rwandaise et ougandaise à Kisangani durant « la bien nommée première guerre d’Afrique » comme la qualifient les historiens. Les affrontements ont eu lieu en pleine ville de Kisangani, sous la barbe de la communauté internationale comme si les Congolais n’avaient pas de considération humaine aux yeux des autres nations. Le décompte macabre fait état d’environ mille morts et au moins 3 mille blessés civils dans ces affrontements. Tel est le lourd bilan desdits affrontements qui laissèrent sérieusement défigurée une grande partie de la ville de Kisangani.

Cette ville martyre était secouée par une pluie d’obus. En effet, plus de 6 mille obus furent tirés durant les combats inqualifiables et inacceptables pour des pays qui avaient transformé la ville en cimetière.

Les Coulisses

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