Kasaï Central. Bientôt de grands chantiers de modernisation et de connexion.

Kasaï Central. Bientôt  de grands chantiers de modernisation et de connexion.

(Maquette de l’Hôtel du Gouvernement telle que voulue par l’équipe Kabuya )

Le Kasaï Central va bientôt bénéficier des regards des bailleurs de fonds qui ont agréé le plaidoyer mené auprès des institutions financières internationales à l’époque par le gouverneur Martin Kabuya. Selon une source fiable, la Banque mondiale financera la lutte anti-érosive dans la ville de Kananga ainsi que la construction de plus 100 écoles détruites lors de tristes événements de Kamuena Nsapu. Naturellement, la modernisation de la voie urbaine Kananga et Tshimbulu est un atout majeur de la lutte contre les érosions.

Pour un montant de 1, 5 millions d’euros, l’Union européenne lance les travaux d’asphaltage du tronçon routier Kananga- Kamuehu avec la construction de trois ponts à deux voies sur les rivières Lula, Miao et Kaluebo. L’entreprise devant exécuter lesdits travaux aurait déjà été sélectionnée. D’autre part, la Banque africaine de développement (BAD) a disponibilisé une rondelette somme de 200 millions $ pour des travaux d’aménagement et de bitumage de la route Kananga-Mbuji-Mayi-Lac Munkamba-Kabeya-Kamwanga. 2021 verra le début de la construction du nouvel immeuble à 7 étages qui abritera l’hôtel du Gouvernement. Le contrat est en voie de finalisation. Car le dossier initié par le gouverneur Martin Kabuya a connu un suivi grâce aux engagements qu’il avait pris avec ses contacts. Le lobbying et le plaidoyer menés par Martin Kabuya sous l’impulsion du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi produit leurs effets au moment où la province du Kasaï Central connaît un vide juridique à sa tête. Pour une suspension illicite du gouverneur Martin Kabuya par l’Assemblée provinciale, au fallacieux motif qu’il détournait les fonds alloués à la reconstruction de l’entité. Ceci est une preuve, s’il en est besoin, que le gouverneur Kabuya (suspendu) est un patriote dont le souci premier était de doter sa province des infrastructures viables, modernes et adaptées aux conditions de vie dignes du XXI ème siècle. Sa suspension, tout en étant juridiquement illégale, relevait de la jalousie et de l’intention de nuire à sa personne dont la tête ne plaisait pas à certains élus. Au regard des fruits que va récolter la province du Kasaï Central, la levée de sa suspension est sollicitée. Ainsi que l’a exigé la population de Kimbulu venue nombreuse à la gare à la réception des engins de réhabilitation et de construction routières.

Le Kasaï Central (comme l’indique si bien son nom), carrefour d’échanges et trait d’union de toutes les provinces de la RD Congo, a besoin d’infrastructures modernes pour jouer pleinement son rôle de plaque tournante de l’intégration économique nationale et régionale. Cela ne peut se réaliser concrètement que dans l’investissement en moyens financiers conséquents dans le développement des infrastructures de transport notamment avec comme effet d’entraînement une valeur ajoutée profitable à toute la république. La province du Kasaï Central avec Kananga comme capitale est une province riche mais également stratégique pour notre pays. Puisqu’il est au centre. Son développement peut booster et servir d’opportunités de désengorgement d’autres provinces et en même temps rapprocher le centre de la périphérie, raffermir les contacts humains entre le nord et le sud, l’est et l’ouest.

Comment saisir ces opportunités au profit de toute la république ? Il y a peu, Martin Kabuya Mulamba Kabitanga, gouverneur suspendu du Kasaï Central, répondait à notre Rédaction en ces termes : « Il faut sortir notre province de l’état actuel de délabrement des infrastructures qui constitue un goulot d’étranglement majeur et l’un des freins au développement de la RD Congo. Le Kasaï Central, de par sa position géographique et géopolitique, a besoin de s’ouvrir vers les océans Atlantique et Indien afin de lier la république aux grandes zones économiques telles que la SADC, CEAC, COMESA. Et cette opportunité d’affaires exige qu’on investisse dans le secteur des infrastructures de transport en premier lieu. Pour ce faire, nous sollicitons le regard du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi.»

En effet, la géographie politico-économique de cette province -carrefour présente ces opportunités en termes d’infrastructures de transport qu’évoque avec insistance et à juste titre le gouverneur Martin Kabuya Mulamba. Nous en voulons pour preuve 3 exemples.

1. La RN1 : Kinshasa-Kikwit-Tshikapa-Kananga-Mumkamba-Mbuji-Mayi-Mwene-Ditu-Lubumbabshi-Kasumbalesa. (Route d’intérêt national et de désenclavement) 2. La RN d’intérêt régional part de : Kananga-Bilomba-KalambaMbuji-Angola/port de Lobito d’une longueur de 220 km. 3. La voie ferrée : Ilebo-Kananga-Tshimbulu-Mwene-Ditu- Lubumbashi-Kasumbalesa-Sakania-Zambie d’une longueur de 285 km. Le Chef de l’État devrait donner à Martin Kabuya l’opportunité de passer aux actes en mettant en exécution ce plan de modernisation et de connexion de sa province. Et justice sera rendue.

Nicaise Kibel’Bel Oka

Les Coulisses

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