Julien Paluku Kahongya, l’arbre qui porte de bons fruits!

Julien Paluku Kahongya,  l’arbre qui porte de bons fruits!

Sur la toile, on ne parle que de lui. Plus en mal qu’en bien comme s’il était le seul à avoir « trahi » en quittant le bateau FCC. Tout part du récent séjour de travail du ministre de l’Industrie au Kasaï avec escale à Kabeya Kamwanga, le village natal du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi. Les images que Julien Paluku Kahongya diffuse sur son comte Twitter vont réveiller la haine que certaines personnes lui vouent jusqu’à l’injure. Au nom de la peur de le voir rogner le peu de chance virtuelle que l’on se fait auprès du Chef de l’État à figurer dans le prochain gouvernement. Ces gens-là craignent le rapprochement Fatshi-JPK qui les éloignerait du gâteau national. De la sorte, la visite de travail du ministre Julien Paluku Kahongya est analysée comme une manière de signer leur exclusion de la fameuse Union sacrée de la nation. Or, pour eux, ils jouent leur dernière carte et donc, tout ce qui fait ombrage à leur dessein doit être combattu avec hargne et haine. On y va sans porter des gangs jusqu’à édulcorer la vie privée de l’homme. Même des enfants se portent garants sur les réseaux sociaux à lui donner des conseils cherchant à limiter sa liberté de penser et d’agir. La vraie liberté, insiste le psychologue, est la puissance réelle et positive de se déterminer d’après les raisons qu’on approuve et en fonction de valeurs auxquelles on donne son adhésion lucide et réfléchie. Comme beaucoup d’autres acteurs politiques, hier et aujourd’hui, Julien Paluku Kahongya s’est décidé. Il n’a pas tort et il récoltera ce qu’il aura bien ou mal semé. Comme beaucoup d’autres acteurs politiques, hier et aujourd’hui, il n’est pas et sera pas le premier ni le dernier à poser un tel acte. Dans le passé, certains ont même trahi des Chefs d’État étrangers, leurs parrains politiques. Sans compter des partenaires dans la lutte. Au nom du slogan selon lequel la politique est dynamique et les accords sont faits pour être violés.

Les esprits retors lancent le concept de Julien Paluku Kahongya qui serait la « fabrique de Mbusa Nyamwisi » en le brandissant comme le premier et unique trophée de Mzee. Et le fait de décider librement de ne pas rester dans le giron de Mbusa Nyamwisi devient un crime de lèse-majesté, punissable d’infamie. La question à l’envers est celle-ci : « Parce qu’il n’est pas sorti du néant, Mbusa Nyamwisi, lui, est la fabrique de qui ? » En d’autres termes : « Peut-on citer l’homme qui a fait de Mbusa Nyamwisi ce qu’il est devenu et juger son comportement, en termes d’actes de reconnaissance, envers à son/ses parrains politiques ? »

Qu’on cesse de se leurrer et de prendre des rêves pour des réalités. Mbusa Nyamwisi et Julien Paluku Kahongya se sont retrouvés ensemble( sans être ensemble) par concours de circonstance. Et faire croire aux naïfs que c’est avec l’argent du RCD/K-ML que Julien Paluku Kahongya a été élu gouverneur du Nord-Kivu, c’est ne pas connaître les dessous de cartes de la,politique en RDC. Julien Paluku Kahongya est passé gouverneur du Nord-Kivu par la volonté de Joseph Kabila à travers Martin Balikwisha Nyonyo (qui paya plus tard son acte avec une balle à la jambe en vacance dans sa ville natale de Beni). Même alors, les relations entre Mbusa Nyamwisi et Julien Paluku Kahongya n’ont jamais été un fleuve tranquille à cause de divergence d’approche politique. Pour un exemple. Lorsque la communauté du Nord-Kivu vivant à Kinshasa décide de recevoir leur fils Julien Paluku Kahongya, élu gouverneur et que c’est la résidence de Pierrot Pay Pay qui est choisie pour ladite réception, Julien Paluku Kahongya annule sa présence quelque 2 heures avant, dit-on, sur ordre de Mbusa Nyamwisi. Cette façon de donner en héritage ses ennemis ne peut pas plaire. Malheureusement, aujourd’hui encore, on compte des gens qui héritent des « ennemis » du leader sans même en être mandaté. Lorsque son « créateur » lui enjoint de démissionner du poste de gouverneur de province sans raison évoquée, Julien Paluku Kahongya décline l’offre. Parce que l’affirmation de la nécessité n’est possible que par un acte de liberté qui évite l’assujettissement et écarte la soumission aveugle. La politique est une compétition. Seuls les intérêts priment. Comme pour le football, l’on peut changer d’équipe et jouer dans l’équipe adverse sans être des ennemis. Cristiano Ronaldo est parti de Real Madrid pour la Juventus de Turin sans rancune. Neymar Junior a rejoint Paris Saint Germain après une raclée (remontada). Couthino a rejoint le Barça après une raclée en demi-finale de Champion’s league au cours de laquelle il a marqué un but contre son ancienne équipe. L’utilisation abusive des jeunes gens pour des injures dans les réseaux sociaux n’est pas constructive et ne peut profiter à personne. Surtout si on se reconnaît frères. Il faut éviter de détruire Julien Paluku Kahongya comme on a tenu à dégonfler à travers un séjour de 72 heures au cachot à Goma Jean-Edmond Nyonyi Bwanakawa, le maire de Beni. Et sabrer le champagne après à Kinshasa. Lorsqu’on sème la haine dans le cœur des frères, il est difficile de se pardonner. Félix-Antoine Tshisekedi est libre de choisir avec qui il va travailler. Après le partage des postes, qu’adviendra-t-il si on n’a pas été servi ? La guerre va continuer en famille ? A ceux qui tiennent les ficelles des injures et inoculent la haine dans les cœurs et les esprits des enfants d’une même communauté « Yira », le temps de fumer le calumet de la paix a sonné. Comme on dit à l’Église : « Matoyi, baye baza na yango, bayoka.»

Nicaise Kibel’Bel Oka

Les Coulisses

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