Goma. Simba Ngezayo repose désormais pour l’éternité.

Goma. Simba Ngezayo repose désormais pour l’éternité.

La population de Goma a conduit Simba Philippe Ngezayo samedi 7 novembre 2020 à sa dernière demeure au cimetière Kanyamuhanga où il repose désormais pour l’éternité. Ce, après les hommages lui rendus au Karibu Hôtel où son corps avait été exposé, en présence de son père Victor Ngezayo Kambale inconsolable et de sa famille, d’une foule nombreuse et d’une fourchette de personnalités venues de partout et de deux gouverneurs de province du Nord-Kivu et du Sud-Kivu . Dans l’émotion et la tristesse indéfinissables mais surtout dans l’incompréhension qui entoure cet odieux assassinat (meurtre prémédité), deuxième du genre dans cette famille. En effet, la population de Goma a retenu son souffle à l’annonce tôt le matin du lundi 2 novembre 2020 de l’assassinat de Simba, fils de Victor Ngezayo. Simba Philippe Ngezayo a été lâchement abattu comme son oncle paternel Albert Ngezayo en 2008 dans les mêmes circonstances de lieu (Goma au quartier résidentiel) et de temps (en plein jour). Des questions restées pour l’instant sans réponses sur le pourquoi de cet odieux crime en attendant l’aboutissement de l’enquête. Ce qu’on peut retenir comme dans tout meurtre prémédité est que logiquement une moto aurait suivi et encadré l’infortuné depuis qu’il avait quitté sa résidence ce matin-là jusqu’à l’école où étudie son enfant sans qu’il ne s’en rende compte. Aussitôt la cible encadrée jusqu’au lieu du crime, cette équipe se serait retirée laissant aux exécutants qui attendaient la cible d’accomplir la sale besogne et de repartir. Vite fait, vite partis. Mais le crime parfait n’existant pas, ils auraient été trahis par leur téléphone et/ou l’endroit où ils avaient chargé les unités. Trois parmi les exécutants de la sale besogne ont été appréhendés et conduits à Kinshasa. Pour des raisons évidentes afin de permettre l’aboutissement heureux de l’enquête et d’éviter que les pistes soient brouillées.Vraisemblablement, ils seront escortés pour retourner à Goma au moment du procès que la population souhaite public. Car, l’on ne doit pas perdre de vue que dans pareille opération, le(s) commanditaire(s) s’allouent le service des sous-traitants qui disposent des équipes uniquement et professionnellement préparées pour commettre des crimes. Il faudrait alors remonter jusqu’aux commanditaires si l’on veut que toute la lumière soit faite. Parce qu’il faut répondre à la question sur le mobile du crime : «  A qui profite l’assassinat de Simba et pour quelles raisons ? » S’acharner sur de simples exécutants qui, ironie du sort, peuvent ne pas connaître la personne ciblée mais agissent suivant les descriptions, serait taper à côté. Cela ne permettrait pas de démanteler les équipes qui distribuent des attestations de mourir sans pincement au cœur.

La vie humaine est sacrée et Dieu nous rappelle ce commandement : « Tu ne tueras point. »

Les Coulisses.

Les Coulisses

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