Félix Tshisekedi redynamise l’Inpectorat des armée

Félix Tshisekedi redynamise l’Inpectorat des armée

La discipline, dit-on, est la mère des armées et une bonne administration des FARDC passe obligatoirement par le contrôle à tous les niveaux des ressources humaines et de la logistique déployées sur tous les fronts. Le Chef de l’État, en sa qualité de Commandant suprême des FARDC, l’a si bien compris qu’il a tenu à redynamiser l’Inspectorat général des armées en y mettant des officiers expérimentés ayant la connaissance du terrain et de la gestion des affaires militaires. Le trio appelé à redynamiser ce service crucial pour notre armée est formé du général d’Armée Amisi Kumba Gabriel (Inspecteur général), général-major Muhindo Akili Mundos (Inspecteur général adjoint chargé de renseignement et des opérations ) et du général-major Kasereka Sindani Étienne (Inspecteur général adjoint chargé de l’administration). L’Inspectorat général des armées fait partie de trois niveaux du système de défense d’un pays. Dans le premier niveau, on trouve les Éléments de Manœuvres, c’est-à-dire les régions militaires, les secteurs opérationnels, les brigades et les unités combattantes, le deuxième niveau (Éléments de Coordination) est composé de l’État-major général, État-major Forces terrestres, État-major Forces navales, État-major Forces aériennes et les les 3 Zones de défense. Enfin, dans le troisième niveau, celui appelé Éléments de Conception, on trouve le Président de la république, le Parlement et le Gouvernement. Dans toutes les armées du monde, l’Inspectorat général intègre le niveau de la Conception. Il agit comme élément clé dans le contrôle de l’armée. Il en est la boussole dans la mesure où cet organe est appelé à contrôler les moyens que le Gouvernement met à la disposition de l’armée à travers le ministère de la Défense nationale. Il répercute les ordres et les orientations du gouvernement pour la bonne marche de la défense nationale. Au simple, l’Inspectorat général des armées veille à la bonne marche, au contrôle des effectifs, à la logistique, à tout ce qui se passe dans l’armée, à tout ce qui verrouille le bon fonctionnement de l’armée l’empêchant d’être plus efficace dans sa mission régalienne.

Opérationnellement, l’Inspectorat général répond aux ordres du Commandant suprême des FARDC et administrativement, au gouvernement. La prise en considération de la mission de cet outil par le Commandant suprême des FARDC est un gage de réussite et/ou de l’échec de la politique générale de défense nationale. Comme on le sait, pour qu’il y ait décision de déployer au front (de faire la guerre), il faut l’accord du gouvernement et du Parement. Le gouvernement donne son feu vert à l’ État-major général (échelon de Coordination) pour évaluer le rapport de force et l’unité à envoyer sur terrain pour y répondre efficacement en y mettant des moyens conséquents. Au niveau tactique, les éléments de manœuvre agissent. C’est la Coordination qui donne l’ordre par rapport à ce qui se passe sur terrain (manœuvre/tactique). Sur ces officiers, beaucoup d’encres et de salives ont coulé. Les trois officiers généraux ont commandé des opérations risquées dans des zones problématiques et emblématiques. Sur proposition du général d’Armée Célestin Mbala Munsense, Chef d’État-major général des FARDC qui connaît les prouesses et bravoures de ses hommes, et comme le veut la sagesse : « on ne tire pas sur ses propres tireurs d’élite », le Chef de l’État en leur accordant sa confiance pour les juger sur les actes, leur donne l’occasion de prouver que ce dont ils étaient accusés n’était que chimère. Ils seront jugés au résultat.

L’affectation de trois officiers, tous hommes de terrain qui n’ont plus rien à prouver pour animer cet outil, est un atout de plus pour le Chef de l’État dans son regard sur le fonctionnement de l’armée. A moins que cet organe qui a reçu un souffle nouveau soit corrompu comme certains autres, auquel cas, il faut sanctionner avec la dernière énergie, l’efficacité de l’armée nationale doit être prouvée à partir de l’Inspectorat. En charge du renseignement et des opérations, le général-major Muhindo Akili Mundos devrait être plus mobile pour prendre la température dans tous les fronts militaires et, l’expérience aidant, faire des rapports détaillés, tactiques et techniques pour la bonne conduite des opérations. Pour rappel, les trois officiers généraux ont été nommés par Ordonnance N°20/075 du 17 juillet 2020 Portant nomination à l’Inspectorat Général des FARC.

Avec l’avènement au pouvoir de Félix-Antoine Tshisekedi, l’on sent la résurrection de l’Inspection générale des finances comme outil de contrôle de l’État, il est souhaitable que toutes les inspections y compris celle de la Police nationale congolaise recouvrent et retrouvent le souffle pour agir comme le veut la loi afin de rendre plus efficace les services qu’elles sont appelées à contrôler. La peur du gendarme, tout comme la peur de Dieu chez les chrétiens, serait bénéfique à la république.

La Rédaction

 

Les Coulisses

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