Fatshi et la « théorie de la décision. »

Fatshi et la « théorie de la décision. »

Félix-Antoine Tshisekedi a clôturé les consultations qu’il avait initiées. Pour le bien de tous. Il lui reste à analyser les mémorandum et à rendre public sa décision. Le peuple le regarde en spectateur et attend les « graves » décisions qui vont sortir. Certaines personnes se permettent même à rendre les consultations ridicules et à se moquer du Chef de l’État pour les avoir initiées jusqu’à souhaiter un bras de fer entre Kabila et lui. Comme si on était des extraterrestres et que ce qui se passe en RDC ne nous concernait pas. D’autres jouent au jeu des spectateurs de combat des coqs, faisant de la crise multiforme et multi sectorielle que traverse la RDC une affaire personnelle entre Tshisekedi et Kabila. Même dans l’entourage de deux personnalités, certains s’emploient à attiser le feu. Sans rien comprendre de ce qui se passe. Tshisekedi et Kabila se retrouvent « esseulés » devant tant de bruits de ceux qui se targuent agir en leur nom. Hier, Joseph Kabila ouvrait son cœur à la nation pour lui dire sincèrement : « Je cherche 15 personnes pour faire des miracles pour ce pays. » On ne l’avait pas compris et on s’en est moqué. Curieusement les mêmes, sans comprendre qu’ils l’ont aidé à perdre le pouvoir, se déclarent prêt à tout pour lui. Sans conversion. Joseph Kabila et Félix-Antoine Tshisekedi doivent se parler. Dans l’humilité guidés par le patriotisme. On doit les aider pour ce faire. Pour le bien du pays. Le peuple attend les décisions de Tshisekedi sans savoir ce qu’il veut. Mais Fatshi à qui on veut faire porter le faix n’a à peine que deux années de gestion du pays. Tout le monde attend voir comment va réagir Joseph Kabila. Comme si le pays appartenait uniquement à eux deux seuls. Or, les décisions, si bonnes qu’elles soient, ne les sont que dans leur application. Qui doit appliquer la bonne/mauvaise décision de (dissoudre le Parlement ) sinon le peuple et derrière lui, les forces de l’ordre. Elles sont dans quel état psychologique ? Qui doit demander aux députés et autres de changer de mentalité pour servir le bien-être du peuple là où l’Église (toute foi confondue) en est incapable ? Autour de deux personnalités esseulées, les uns attendent l’action, les autres la réaction. De ce fait, on est plongé en pleine théorie de la décision. Elle désigne une branche de la statistique dont l’objet est de formuler et de résoudre ce que les mathématiciens appellent le « problème de la décision ».

Dans un environnement donné, il s’agit d’évaluer la probabilité des conséquences d’un acte en fonction de son « utilité escomptée ». Dans une situation d’incertitude, comment déterminer l’acte qui va m’assurer la plus grande valeur ou utilité escomptée ? La complexité de cette théorie tient à celle des comportements humains. Quelle est l’attitude des Congolais face à la crise, face au blocage de la bonne marche des institutions légalement établies ? Nous sommes acteurs et spectateurs de la crise et nous nous en accommodons. On veut faire de Tshisekedi un magicien. Or, seul il ne peut rien. Sans l’appui et l’accompagnement du peuple, il ne peut pas déboulonner les anti valeurs qui ont élu domicile dans nos subconscients. Nous avons appris à nous consoler des échecs de nous-mêmes et des autres au point que la RDC s’enfonce davantage dans un bourbier dans l’indifférence totale. « Ne gênez pas l’œuvre de ceux qui ont la charge des destinées de la patrie. » Qui voit le danger de la balkanisation du pays ? On dirait personne. Qui mesure le danger du jihad islamiste à l’est ? Personne. Même pas les compatriotes de l’est. Osons et nous le regretterons tous.

Nicaise Kibe’Bel Oka

Les Coulisses

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