17 FARDC tués contre 25 jihadistes MTM sur l’axe Lose-Lose/Kifrere après de rudes combats.

17 FARDC tués contre 25 jihadistes MTM sur l’axe Lose-Lose/Kifrere après de rudes combats.

( Le repas du soldat FARDC en pleine opération Sukola I. Archives Les Coulisses 2015)

Allô Fatshi ! Ne soyez pas distrait par l’Union sacrée de la nation. N’oubliez pas le front militaire !17 éléments FARDC sont tombés sur le champ d’honneur samedi 19 décembre 2020 dans des affrontements d’une rare violence contre les islmaistes MTM. Au total 21 FARDC tués, 12 blessés et des disparus dont certains reviennent de différents coins de cette forêt du Ruwenzori contre 25 jihadistes dont les âmes séjournent déjà en enfer. Les jihadistes ont piégé les forces loyalistes leur tendant des embuscades suivies des attaques avec des bombes artisanales au niveau de la localité Kifrere au Nord-ouest de Mutwanga vers Lose-Lose. La réplique des éléments FARDC a été foudroyante suivie de rudes combats qui ont finalement poussé les islamistes ADF/MTM de décrocher pour gagner les profondeurs de la forêt. La localité Kifrere est située sur l’axe Beni-Kasindi sur le flanc droit à partir de Halungupa pour Lose-Lose. Actuellement les terroristes MTM ont adopté la technique des embuscades et des bombes artisanales pour dissuader les FARDC de les pourchasser dans leurs retranchements dans les profondeurs de la forêt du Ruwenzori. L’utilisation des bombes artisanales s’est accrue depuis que l’État islamique a dépêché des techniciens pour former les terroristes MTM dans la fabrication de ces engins de la mort. Cette pratique coûte moins cher car elle utilise du matériau à portée de mains comme de moyeux de vélo/moto, des seringues et autres. Bien plus, elle est plus adaptée par rapport à des roquettes aux bombes de mortier. Pour rappel, depuis 2016, la RDC (dans la partie du Ruwenzori/Beni) fait partie de la Province Afrique centrale (IS-CAP) de l’État islamique avec le Mozambique, la Tanzanie, le Kenya et la Somalie.

Des sources fiables, les terroristes islamistes MTM qui occupent Mughalika (leur grenier agricole) passent régulièrement par Mayangose pour rejoindre le Ruwenzori. Leur grande concentration serait plus au nord entre les rivières Bangu et Lamia, ouvrant des possibilités de passer de l’autre côté de la frontière (Kasese/Ouganda) en cas d’attaques ou pour besoin de ravitaillement en vivres de première nécessité.

Nous ne cesserons jamais de le dire, les ADF/MTM sont totalement engagés dans la guerre asymétrique qui exige beaucoup de mobilité, de ruse et embuscade et une maîtrise du terrain. Ils sont dans l’anticipation tandis que les loyalistes sont dans la riposte. Ce qui leur donne l’avantage et le temps de décrocher lorsqu’ils le veulent (Opération de déception) ou lorsqu’ils sont contraints par la puissance de feu des loyalistes. Il est plus qu’impérieux que l’on songe à former des unités adaptées au combat de la jungle (guérilla urbaine et rurale), des unités mobiles et en petit groupe disperser/disséminer dans cette forêt pour dépister les sanctuaires de l’ennemi, les cours d’eau où il s’abreuve et les champs de ravitaillement en vivres. Tout comme il est urgent de bloquer à des niveaux différents et progressifs l’axe Mughalika-Mayognose- Ruwenzori. Ceci, afin de le contraindre et de le neutraliser dans une sorte de paralysie stratégique. Ces affrontements (les deuxièmes du genre dont les premiers le 6 décembre, jour où le Chef de l’État tenait son adresse à la nation) se déroulent dans un contexte politique agité qui distrait le Chef de l’État pour ne pas s’occuper à fond des opérations Sukola I et II. A la réalité de cette photo prise en 2015 au front, l’on peut apprécier le repas et l’habillement du soldat congolais : c’est vraiment de la débrouille. En 2020, la situation du soldat FARDC au front est lamentable frisant l’abandon : primes de motivation supprimées, pas de fonds de fonctionnement pour l’État-major au front, pas de ration pour le soldat qui est obligé de se débrouiller pour résister aux intempéries et aux attaques de l’ennemi, tenue débrayée voire déchirée. Nos soldats sont de véritables Rambo pour arriver à infliger des défaites à l’ennemi. Nos soldats au front ont encore le moral haut et résistent pour la patrie. Le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi doit faire du soldat congolais son affaire personnelle. Il semble qu’il faille attendre la consolidation de l’Union sacrée de la nation pour s’occuper convenablement du front. Dans l’entre-temps, les jihadistes MTM multiplient des attaques sur les populations civiles et des embuscades contre les FARDC.

Allô Fatshi ! N’oubliez pas le front militaire svp ! N’oubliez pas que le processus de balkanisation du pays est bien en marche. Le Peuple d’abord n’est ps un slogan mais un testament. Le soldat d’abord, c’est cela la survie de la RDC tant convoitée.

Nicaise Kibel’Bel Oka

Les Coulisses

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